La douane US voudrait verifier les comptes de réseaux sociaux

us-departmentUne proposition déposée par le Département américain de la Sécurité intérieure ajouterait au formulaire ESTA à remplir en ligne par les étrangers entrant ou sortant des USA une question sur leur « présence en ligne » et sur leurs comptes de Réseaux Sociaux..

Serez-vous bientôt invités, pour visiter les Etats-Unis, à déclarer vos identifiants Facebook, Twitter, Instagram, Google + ou sur tout autre réseau social, en plus de donner vos empreintes digitales et d’avoir obtenu avant le voyage une autorisation ESTA approuvée ?

C’est une possibilité sérieusement envisagée par les services de frontières américaines CBP (Custom and Border Protection), qui ont déposé une proposition de loi en ce sens sur le registre fédéral, le 23 juin 2016.

« Des outils supplémentaires » pour les enquêtes

les-reseaux-sociauxLa douane US suggère une nouvelle ligne dans le formulaire d’entrée ESTA aux Etats-Unis, où on signalerait ses comptes dans les réseaux sociaux, et les noms ou pseudonymes correspondants : « S’il vous plaît, entrez les informations associées à votre présence en ligne. »

Répondre ne serait pas obligatoire, mais serait préférable.

Le service des frontières Américaines indique dans sa proposition  :

«  La collecte de données des réseaux sociaux améliorera le processus existant d’enquête et donnera au DHS [Département de la sécurité intérieure, ou Homeland Security, ndlr] plus de visibilité sur une éventuelle activité nuisible et des connexions. Cela fournira des outils supplémentaires pour que les analystes et les enquêteurs puissent mieux étudier l’affaire. »

291 millions de dollars de traitement annuel

Le douane US indique dans sa proposition que le traitement des deux formulaires concernés (d’entrée ESTA et de sortie des Etats-Unis) coûte au service des frontières environ 291 millions de dollars par an. 

Voyageurs refoulés

Lorsque l’on remplit une demande d’entrée aux Etats-Unis (formulaire ESTA), certaines questions peuvent faire sourire parce qu’on imagine mal quiconque y répondre oui, telle que «  Avez-vous l’intention de vous livrer à des activités immorales ou criminelles dans le cadre de votre admission aux Etats-Unis  ?  » ou «  Avez-vous déjà été condamné(e) ou arrêté(e) pour un crime et/ou un délit réprouvé par la morale publique  ?  ».

L’extension adouane-usux réseaux sociaux sera-t-elle aussi formelle  ?

La douane US n’ont en tout cas pas attendu ce formulaire étendu pour scanner à l’occasion les réseaux sociaux  : en 2015, une jeune Allemande a été refoulée à l’entrée des Etats-Unis, en raison, peut-être, d’une conversation privée sur Facebook ; les douaniers ont estimé qu’elle avait menti sur le but réel de son voyage.

En janvier 2012, deux touristes britanniques s’étaient de même vu refuser l’entrée en atterrissant à Los Angeles, l’un d’eux ayant tweeté auparavant qu’il allait «  détruire l’Amérique et déterrer Marylin Monroe  ». Un trait d’humour douteux qui lui a valu l’éjection pure et simple.

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